L’ironie d’une histoire de matière grise…

Par défaut

Deux « événements » récents me donnent l’occasion de redémarrer mon « petit recueil de billets en ligne » sur un ton un peu sarcastique : le premier a fait pas mal de « ramdam » dans les médias et le second, plus modeste, a été moins commenté, quoique. Je ne peux pourtant pas m’empêcher de voir un lien entre ces deux histoires, celui des effets d’une médiatisation quasi-totale de la vie politique, parfois au détriment de ses protagonistes. En effet, avec la multiplication des appareils à enregistrer et le développement des échanges sur Internet, il faut faire gaffe à ce qu’on dit, fait, ou écrit… (sic)

Il y a d’une part la énième « affaire Mélenchon », du nom d’une figure du parler-vrai qui se veut être un trublion constructif de la gauche alternative, où l’on a pu le voir déclarer des méchancetés à un pauvre étudiant en journalisme, qui ne savait probablement pas bien à qui il avait affaire… Au prétexte que cet apprenti JRI ne lui posait pas des questions « hautement politiques », ce bon vieux Jean-Luc l’a affublé du sobriquet de « petite cervelle », sous-entendant qu’il ne s’intéressait en fait qu’à une actualité racoleuse. Le problème pour Méluche, c’est que ce genre de sortie humiliante est totalement contre-productive pour son image comme pour les valeurs qu’il entend défendre, dommage…

Il y a d’autre part l’article de dimanche dernier dans le JDD au titre de « A Toulouse, la base veut l’union ». Dans ce petit compte-rendu de témoignages de militants de l’ensemble (ou presque) du spectre de la gauche, il y une jolie perle cueillie à l’occasion d’une assemblée générale du Mouvement des Jeunes Socialistes. Un certain Sébastien y aurait en effet déclaré : « Je sais qu’il faut s’allier avec les écolos, mais moi, je ne les aime pas beaucoup : non seulement ils n’ont pas de colonne vertébrale, mais il n’ont pas de cerveau ». Comment dire… Le problème là aussi, c’est que la déclaration un peu péremptoire de ce jeune militant est totalement contre-productive politiquement et donne une image déformée d’un mouvement politique de jeunesse dynamique et clairement unitaire. Navrant…

Je tire deux conclusions quelque peu antinomiques de ce « simili-télescopage » politique :
1) Il est toujours un peu risqué de dire ce qu’on pense, même si on a toute légitimité à le faire : Mélenchon a effectivement raison de brocarder une caste de journalistes qui commentent la vie politique comme on rend compte de la « fashion week », mais cela ne justifie pas d’être méchant. Ce jeune Sébastien a des raisons objectives de dire qu’il manque une colonne vertébrale politique au mouvement écologiste (chose qui est en train d’évoluer favorablement), mais de là à sous entendre que les militants verts n’ont pas de cerveau…
2) Que les militants et responsables politiques continuent de dire ce qu’ils pensent, plutôt que ce qu’ils ressentent, car les déclaration et les « lignes » pré-construites ont lassé nos concitoyens tellement ces postures ressemblent à des crampes ! A condition qu’il s’assurent que leurs propos ne seront pas déformés ou sortis de leurs contextes. On l’avait pas prévenu Sébastien qu’une journaliste était dans la salle ??? Et Méluche, il l’avait pas vue la caméra ??? Tant pis, on a bien rigolé quand même…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s