Plus on a de fous, moins on rit…

Par défaut

Comment ne pas trouver absurdes les récentes déclarations de candidature à la primaire de nos bons « leaders » du Parti Socialiste ? Comment ne pas s’étonner que la fonctionnalité du PS sur facebook en soit déjà à demander leur choix de candidat aux internautes ? Comment ne pas être effaré par ces sondages d’intention de vote qu’on nous assène chaque jour en nous « affirmant » que, si l’élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, c’est un-tel ou une-telle qui battrait Sarkozy ?
Nous sommes à 18 mois de cette fameuse élection présidentielle et on n’en peut déjà plus.

La majorité des Français se moque bien de savoir qui sera le prochain président.
C’est un égocentrisme bien répandu dans le (petit) monde politique que de considérer que les Français sont passionnés par la vie publique et politique et qu’ils s’interrogent en permanence au scrutin suivant. Tous ces responsables (!) du PS qui ont démoli publiquement notre projet de texte sur l’égalité réelle on fait un flop : les militants on dit oui à la grande majorité et les sympathisants ont semblé y trouver leur compte. A mon avis, ils se moquent pas mal que François, Gérard et Pierre ne se reconnaissent pas dans « le texte de Benoît ».

Par contre, notre électorat « traditionnel », s’il existe encore, s’exaspère de nous voir retomber dans nos querelles stériles. D’autant qu’on ne parle pas assez du fond, même s’il y des progrès depuis deux ans. Pendant ce temps : Martine et Ségolène se toisent en banlieue, Dominique y pense en nous rasant, Gérard et Pierre jouent les mules de Dominique, Arnaud veut être juge et partie, Manuel ratisse à droite… Bref, au lieu de convaincre on agace ! En outre, on décrédibilise notre projet de primaire à gauche, ce qui risque d’être fatal au taux de participation.

Que les socialistes et la gauche cessent de se vautrer dans ce présidentialisme inhérent à la Cinquième République. L’élection du chef de l’Etat se fait au suffrage universel depuis 1965 et, dans l’intervalle, la gauche n’a remporté ce scrutin que deux fois, avec le même candidat : François Mitterrand. C’est bien maigre. Par ailleurs, la médiatisation à outrance de la vie politique tend à personnaliser les élections nationales, si bien que nos concitoyens élisent par identification personnelle plus que par adhésion au projet du candidat. Le vote par défaut est un poison tout aussi dangereux que l’abstention…

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