Législatives : objectif 10/10 en Haute-Garonne

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L’objectif affiché par la Fédération PS de la Haute-Garonne est clair : que ses candidats aux législatives soient reçus 10/10. Il ne s’agit pas de réaliser un « grand chelem », comme se plait à le commenter la presse locale, mais de maintenir à gauche la totalité des circonscriptions législatives du département. Une perspective qui, à 48 heures du verdict, est parfaitement réaliste si l’on considère que les socialistes sont parvenus à remporter 8 circonscriptions sur 8 lors des législatives de 2007.

A l’occasion du 1er tour, nous avons déjà réalisé un dixième de l’objectif puisque Carole Delga a été élue dès le premier tour sur la 8ème circonscription, au sud du département. Je lui adresse mes félicitations, ainsi qu’aux militants qui ont fait ardemment sa campagne. Mais il reste encore 9 sièges à conquérir ce Dimanche. Considérant les scores effectués au 1er tour par Cathy Lemorton (1ère), Gérard Bapt (2ème), Martine Martinel (4ème), Françoise Imbert (5ème), Monique Iborra (6ème) et Patrick Lemasle (7ème), tous au dessus des 40%, l’issue du scrutin devrait leur être favorable. Sur les 3ème, 9ème et 10ème circonscription, les candidats investis par le PS sont également en « ballotage » favorable, malgré une forte concurrence à gauche dimanche dernier. J’y reviendrai.

Le sort de la 3ème circonscription est particulièrement intéressant puisque, dans le cadre l’accord entre le Parti Socialiste et Europe Ecologie – Les Verts, le candidat investi par les instances des deux partis est le médecin François Simon, actuellement vice-président du Conseil régional en charge des solidarités. Une situation qui n’a rien d’exceptionnel puisque, dans sa grande mansuétude, la direction nationale du PS préfère réserver à ses partenaires écologistes les circonscriptions réputées comme les plus « difficile », rendant ainsi le scrutin particulièrement disputés puisque, d’une part, ce territoire électoral de l’Est-toulousain a fait l’objet d’un redécoupage gouvernemental visant à y favoriser une candidature de droite et que, d’autre part, il a vu la gauche s’y présenter divisée au 1er tour.

Ceci est d’autant plus regrettable que le PS n’a malheureusement pas pu jeter toutes ses forces dans la bataille car, déçu de ne pouvoir concourir au nom du PS, le maire de Balma Alain Fillola, s’est déclaré candidat et, devenu dissident, a été automatiquement et légitimement exclu du Parti Socialiste, embarquant dans une démarche que je trouve personnelle des militantes et militants fidèles. Les conditions ont donc été crées pour faciliter la tâche du candidat UMP Jean-Luc Moudenc, lequel a distribué – non sans malice – un tract d’entre-deux-tours où l’avis très caricatural exposé par Alain Fillola sur François Simon est restitué « in extenso ». Heureusement que, battu au 1er tour, le dissident a eu l’honneur d’appeler à voter pour le candidat officiel du PS au 2nd tour. Un exercice difficile, salué par le trio Malvy – Izard – Cohen, qui laisse quand même un goût désagréable aux belligérants !

La gauche est maintenant rassemblée pour battre le candidat UMP dans deux jours. Contrairement aux argumentaires spécieux avancés par ses détracteurs, François Simon a des arguments pour remporter cette élection législative. D’abord, il bénéficie d’un rapport de forces gauche-droite favorable depuis l’élection présidentielle jusqu’au 1er tour de la législative. Ensuite, il est connu et reconnu par les Toulousains, qui lui accordent un bon capital de sympathie : c’est là qu’il a réalisé son meilleur score, notamment dans le quartier Saint-Michel. Enfin, les engagements qu’il a pris, notamment en matière de non cumul des mandats, traduit bien la volonté de renouvellement des pratiques politiques qu’exprime l’électorat traditionnel de la gauche. Il est donc tout a fait capable de remporter la victoire, grâce notamment aux nombreux militants socialistes qui ont fait sa campagne sans état d’âmes, mais dans un contexte extrêmement tendu. Hommage doit être rendu aux secrétaires de sections qui « ont fait le job ».

François Simon est un responsable politique sincère. Il est à l’écoute des gens. Il porte un discours juste et promeut des valeurs politiques parfaitement conformes à l’accord électoral PS-EELV. Il est même en Haute-Garonne l’écologiste le plus « socialo-compatible », comme l’ont parfaitement rappelé les présidents de la Région, du Conseil Général et de la Communauté Urbaine lors de la réunion publique de rassemblement qui s’est tenue dans le quartier de la Terrasse mardi dernier. Ces derniers sont d’ailleurs venus le soutenir sur le terrain à plusieurs reprises, y compris Pierre Cohen. Même le nouveau président du Sénat, Jean-Pierre Bel, s’est joint à François Simon pour une rencontre avec les délégués du personnel CFDT des banques et assurances de la zone d’activités économiques de Balma-Gramont, jeudi après-midi.

Les actes de défiances sont désormais derrière nous
Après de nombreuses tergiversation, toutes les conditions sont donc maintenant réunies pour que François Simon soit le 10ème député de gauche en Haute-Garonne. Il siègera aux côtés de nos députés socialistes, avec loyauté et assiduité, afin de donner une majorité diverse mais constructive à notre nouveau Président François Hollande. Les difficultés et les actes de défiance d’une minorité de militants et d’élus sont derrière nous. Il n’est pas nécessaire de convoquer un quelconque « tribunal » politique pour les sanctionner, voire les exclure, car la responsabilité de la pagaille ne leur incombe pas. Mais, à l’inverse, il serait opportun de tirer les leçons de cette mauvaise passe même si, à l’échelle de l’histoire glorieuse de la gauche, elle s’avère déjà être anecdotique. A mon humble avis, ce qui vaut pour la 3ème circonscription prévaut aussi pour les autres territoires où l’unité à été difficile à acquérir.

Heureusement, dans les sections socialistes, la grande majorité des militants est consciente des enjeux politiques liés à l’union de la gauche à l’unité des socialistes : dans la foulée de la présidentielle, ils sont resté mobilisés pour mener campagne. L’Histoire montre que la force de la gauche réside dans sa capacité à s’unir, pas seulement pour gagner des élections mais aussi pour gouverner. En 2012, le PS et EELV ont pris la responsabilité de s’unir pour gouverner la France derrière François Hollande grâce à un accord politique riche de propositions communes ce qui est un progrès par rapport à ce que fut la « gauche plurielle » de 1997 à 2002. D’ailleurs, j’aurais aussi souhaité qu’un tel accord puisse être également conclu avec le Front de Gauche.

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