Intercommunalité : un échelon de l’action publique locale devenu incontournable

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Si l’intercommunalité dégage une opinion plutôt positive par son action économique et sociale sur les territoires, elle est victime d’une méconnaissance par les citoyens de son fonctionnement et de ses élus. Une situation qui devrait s’améliorer au gré des nouvelles règles électorales qui s’appliqueront lors des scrutins municipaux et communautaires de mars-avril 2014. Sur les territoires ruraux en particulier, les communautés de communes représentent une solution de mutualisation des ressources (fiscales) et des moyens (humains et matériels) répondant aux attentes des citoyens.

A six mois des élections, une enquête de l’Assemblée des communautés de France (AdCF) montre que 73 % des sondés disent savoir si leur commune fait partie d’une « interco ». Un chiffre appelé à croître avec l’introduction du fléchage aux élections communautaires et la montée en compétences de chaque niveau d’intercommunalité (communauté de communes, d’agglomération ou urbaine). Pour l’instant, seuls 46 % des administrés savent qui préside leur communauté, d’où une large majorité (93 %) se montrant favorable au fait que les candidat-e-s à la présidence de l’interco « se déclarent clairement avant les élections locales ».

interco31-2011Appréciée pour le développement des services publics, mal jugée sur la fiscalité
L’enquête démontre que l’intercommunalité peut s’enorgueillir de mettre en commun les moyens des communes autour d’un projet de développement cohérent (pour 85 % des sondés), d’offrir de nouveau services et équipements aux habitants (80 %), d’adapter la gestion publique à l’évolution des modes de vie des habitants (68 %), ou encore de renforcer la solidarité financière entre communes riches et communes pauvres (65 %).
En revanche, on peut regretter que nos concitoyens jugent encore l’intercommunalité à l’origine d’une hausse des impôts locaux (73%) et d’une complexification de la gestion locale (69%). Les élus communautaires de nos territoires savent combien cette vision est inexacte.

Les engagements des candidats devront être exhaustifs !
L’AdCF a sondé les électeurs sur les thèmes qui guideraient leur vote, que ce soit pour la mairie ou pour l’interco. Il en résulte que tous les thèmes proposés guideront les citoyens locaux au moment de glisser leurs bulletins dans l’urne ! Si le développement économique (93 %), la qualité des services de proximité (91%) et les choix d’urbanisme (87 %) sont des thématiques prioritaires, la politique sportive (!), pourtant bonne dernière, est jugée « très importante » ou « assez importante » par 56 % des sondés. Que les candidats socialistes à la mairie comme à la communauté de communes soient prévenus : le couple commune-interco sera le mariage de l’année 2014, pour le meilleur et pour le pire.

Des projets politiques communautaires pour les territoires

Les candidat-e-s à des mandats locaux doivent donc travailler à l’élaboration de projets communaux-communautaires, voire des projets de territoires. Les modalités de scrutin au suffrage universel direct des élections locales de 2014 ne sont probablement qu’une étape dans l’intégration électorale des intercommunalités. Divers territoires, comme celui de Tarn & Dadou où je travaille ont commencé ce travail au travers d’une ébauche de pacte communautaire et d’une charte des valeurs intercommunales dans lesquelles élus locaux et citoyens puissent se reconnaître.

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