Réformes, crises, incertitudes : place à la communication publique

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Les 21 & 22 mai 2015, j’ai pris part aux 5èmes rencontres interrégionales des communicant-e-s territoriaux, organisées par le CNFPT en partenariat avec Cap-Com, à Toulouse. A la demande du CNFPT, j’ai animé l’atelier 4 intitulé « le travail en coopération et en réseau » avec les témoignages de Carine Coutard, directrice de la communication du Grand Cahors, & Marie Jeandarme, chargée de communication de la CC Creuse Grand Sud. Cet atelier s’est employé à définir le cadre dans lequel nos métiers de communicants territoriaux évoluent, au gré des progrès de l’Internet et du développement des réseaux, structurels comme professionnels. Voici 7 points-clés que nos échanges ont mis en évidence :

1 – assurer le continuum interne-externe Il ressort d’abord que la communication interne s’inscrit de plus en plus dans la stratégie globale de communication des collectivités puisque le développement des réseaux d’information la favorise désormais et l’utilise de plus en plus (Intranet, environnement numérique de travail, etc.).

2 – accompagner l’optimisation des moyens L’usage des réseaux et le travail en coopération transversale permettent d’améliorer l’efficacité, à la fois, des politiques publiques et des actions d’information-communication qui les appuient, dans un logique d’optimisation liée à la rationalisation des moyens.

3 – mettre en cohérence commune et intercommunalité Les outils d’information-communication aident à réduire la dichotomie que l’on observe entre la conception que l’on a du « projet de territoire » selon que l’on se situe du point de vue de la commune ou de l’intercommunalité, notamment par l’implication des agents et des élus, puis des acteurs du territoire (associatif, etc.).

4 – mais, la coopération ne se décrète pas Les logiques de coopération ne se développent pas toujours naturellement. Pour y parvenir, le rôle des communicants est de favoriser l’émergence d’un système où tous les participants trouvent un intérêt professionnel (voire personnel) à y prendre part : économie de temps, de moyens, source de reconnaissance…

5 – générer du liant autant que du lien Les réseaux d’information autant que les systèmes de coopération professionnelle peuvent, à la fois, créer du lien entre les entités et insuffler du liant sur le territoire, à l’image de ce qu’a favorisé la mise en œuvre de la carte Grand Pass sur la Grand Cahors, en suscitant autant de collaboration inter-collectivité qu’un véritable sentiment d’appartenance des utilisateurs.

6 – car les relations humaines sont au fondements de ces outils Comme le révèle l’exemple de la CC Creuse Grand Sud (réseau des secrétaires de mairie), la mobilisation des acteurs repose sur la capacité du communicant à faire vivre le réseau et à vitaliser les actions de coopération par des réunions d’échange où la connaissance, l’interconnaissance, voire la reconnaissance favorisent la réussite.

7 – ne pas négliger de « cultiver » le réseau Ainsi, cela paraît si naturel qu’on le néglige souvent : un réseau n’existe que par la volonté de ses membres et leur implication dans son fonctionnement. Par exemple, l’implication équitable de tous les acteurs n’est possible qu’à condition, par exemple, de lutter contre « l’illectronisme ».

Je remercie l’ensemble des équipes du CNFPT de m’avoir confié cette mission.

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