Marine Le Pen a déjà gagné : la normalisation symbolique du FN

Par défaut

10 raisons pour lesquelles, même si elle est vaincue dimanche, et malgré sa piètre prestation au débat face à Macron, Marine Le Pen sort forcément gagnante de cette campagne présidentielle.

Le Pen ne remportera probablement pas cette élection présidentielle. Ce n’est d’ailleurs pas cette victoire-là qu’elle recherche. Son plan : développer une stratégie de communication lui permettant de parachever la normalisation du FN dans le paysage politique – ce qu’elle est en train de réussir – après avoir habilement dissimulé la frange fasciste de son mouvement.

Par conséquent, plus le score de dimanche sera serré, mieux le FN aura réussi son pari : la lepenisation des esprits, la banalisation de son poids électoral, la réhabilitation de l’extrême-droite.

1 – Un électorat pérennisé
La candidate d’extrême-droite aurait pu arriver en tête au 1er tour de la présidentielle, mais le vote dit « utile » pro-Macron l’en a empêchée. Cependant, le FN progresse nettement en voix puisqu’il passe de 6,5 millions de suffrages aux régionales de 2015 à 7,6 millions le 23 avril. La barre symbolique des 10 millions de voix sera probablement franchie au 2nd tour, soit le double du score de son père en 2002. Normalisation démocratique (ce dont Marine Le Pen se targuera dimanche soir).

2 – Un programme plus cohérent
Depuis qu’elle préside le FN, Marine Le Pen a souvent été mise en difficulté par des journalistes concernant certains points irréalistes ou non financés de son programme. Cela lui a servi de leçon. Le FN présente cette fois un programme plus sérieux, sur lequel  s’appuient ses lieutenants médiatiques, dont des élus locaux ou européens de plus en plus habiles et policés. Elle profite également d’interviews complaisants, même si elle est aussi contredite par certains journalistes. Normalisation médiatique (avec son lot d’affirmations et de chiffres falsifiés)

3 – Une affiche de 2nd tour très habile
Beaucoup ont moqué cette affiche dont la photo de Marine Le Pen a été photoshopée à la truelle. Pourtant, celle-ci traduit bien la stratégie frontiste d’appropriation des symboles du pouvoir républicain (la posture rassurante, presque débonnaire, avec la bibliothèque en fond comme Mitterrand, Pompidou ou Sarkozy) et la transgression du principe gaullien « au 1er tour je choisis, au 2nd tour j’élimine ». Avec son « Choisir la France », le FN s’affirme comme un parti traditionnel et non plus comme un vote contestataire. Normalisation présidentielle.

4 – Une place de leader dans les médias sociaux
Avec 1,5 millions de followers sur Twitter et autant de fans sur Facebook*, Marine Le Pen distance largement tous ses adversaires. Elle a ainsi engrangé plus de 230.000 fans en un mois. Cela fait d’elle l’un des personnages politiques français ayant le plus d’audience dans les médias sociaux. Sa nièce Marion dépasse les 770.000 fans sur Facebook et les autres lieutenants affichent également des scores assez élevés. Le FN a sur lever une armée de webficines capables de commenter partout et de diffuser des fausses nouvelles, avec l’aide du Kremlin. Normalisation numérique (à laquelle on n’accorde que trop peu d’attention).

5 – La candidate du peuple ?
La candidate d’extrême-droite se présente comme la candidate du peuple face au candidat de l’argent-roi et du système des élites. La ficelle est grosse, mais la formule sémantique est efficace. Elle cultive ainsi un pseudo-registre révolutionnaire (et ouvriériste) laissé vacant par la France Insoumise entre les deux tours. A ce titre, sa confrontation opportuniste par médias interposés avec Emmanuel Macron lors la visite des Whirlpool d’Amiens est un modèle de communication politique différentielle. Normalisation populaire-populiste.

6 – Macron, un adversaire idéal ?
Ainsi, pour Marine Le Pen, son adversaire du 2nd tour est le concurrent idéal. Son profil et son CV lui permettent de développer son argutie anti-système, prétendument anti-libérale, souverainiste et europhobe. Marine Le Pen peut donc, à sa guise, jouer du contraste qu’elle incarne face à celui que l’on présente comme l’héritier de François Hollande et le père spirituel des deux lois les plus libérales du quinquennat qui s’achève. Après des années rhétorique anti-UMPS, le FN affronte le candidat « et de droite et de gauche ». Normalisation électoraliste (et énorme responsabilité historique pour Macron).

7 – La vampirisation de la droite
L’accord électoral et de gouvernement que Marine Le Pen a conclu avec Nicolas Dupont-Aignan est pour le FN l’occasion inespérée de séduire plus largement à droite. Du haut de ses presque 5%, le candidat souverainiste est présent depuis longtemps dans le paysage politique, il a un discours construit et cohérent qui donne un supplément de crédibilité à la candidate d’extrême-droite. La communication autour de leur alliance nouvelle exploite habilement les codes des accords d’entre-deux tours des partis politiques dits « traditionnels ». Normalisation politicienne.

8 – Le leadership de l’anti-système
En renvoyant dos-à-dos Macron et Le Pen, peu ou prou, la France insoumise commet une sorte de faute politique. Car, même s’il a mené une bonne campagne, le score de Mélenchon au 1er tour est le fruit d’un double-phénomène des derniers jours : une sorte de vote « utile » de gauche (qui vote Macron dimanche) et des votants « anti-système » qui se rabattent partiellement sur Marine Le Pen au 2nd tour, laquelle n’a pas manqué de leur donner des signaux, dès le lendemain du 1er tour. Normalisation de l’anti-système.

9 – Des débats télévisés imprimés dans la rétine
Les débats télévisés préalables au 1er tour ont contribué à leur manière à la banalisation de la candidature de Marine Le Pen. Paradoxalement, le nombre pléthorique de candidats lui a permis de renforcer sa crédibilité face à un Cheminade ou un Lassalle, malgré ses prestations en demi-teinte. A minima, son électorat a pu conforter son choix initial. Le débat télévisé d’entre-deux tours, lui, était plus dangereux car l’un y avait tout à perdre et l’autre tout à gagner. Au final, la candidate du FN y a laissé des plumes au dire de ses propres soutiens. Néanmoins, un nouveau cran est franchi puisque c’était la 1ere fois que le FN participait à ce mythique débat d’entre-deux tours. Normalisation télévisuelle (à laquelle Macron a contribué en acceptant ce simulacre).

10 – Le score symbolique du 2nd tour
En laissant prospérer le score de l’extrême-droite au 2nd tour, possiblement au-delà des 40% si l’on en croit les derniers sondages, l’image d’un parti aux portes du pouvoir en sortira renforcée. Une nouvelle bataille s’ouvre alors : celle des législatives. On peut penser que plus le score du FN sera élevé dimanche soir, plus les candidatures FN au législatives pourront prospérer. Quid alors du désistement républicain qui avait cours jusqu’alors presque toujours ? Normalisation électorale.

La boucle est bouclée.

Le nouveau Front national de Marine Le Pen mène ainsi une bataille culturelle lui permettant de s’installer durablement dans le paysage politique. Cette stratégie de longue haleine vise, à terme, à conquérir d’avantage d’exécutifs municipaux, départementaux ou régionaux, étape indispensable pour pouvoir briser le plafond de verre national. 2017, dernière étape avant le désert ?

* Près de la moitié des fans de MLP sur Facebook sont basés à l’étranger.

Illustration : politologue.com

Publicités

Toulouse : petit décryptage des promesses en l’air du nouveau maire

Par défaut

L’élection de Jean-Luc Moudenc comme maire de Toulouse est une déconvenue importante pour la gauche toulousaine. Même si Pierre Cohen et ses colistier-e-s ont mené une campagne courageuse et loyale, adossée sur un bilan municipal enviable et des propositions sérieuses, force est de constater que la défaite est lourde.

pipeauCe qui me frappe, ce sont les ressorts de la victoire de la droite : une campagne de terrain efficace, certes, une liste plus « diverse » que précédemment, aussi, mais surtout des propositions outrancières et démagogiques. Moudenc est élu sur une série de malentendus, voire de promesses en l’air. Décryptage à chaud.

La 3ème ligne de métro :
La nouvelle majorité municipale ne pourra pas financer cette nouvelle ligne de métro, à moins de privatiser le syndicat des transports et d’augmenter les contributions. Techniquement, un tel projet entre en concurrence avec les autres lignes de transports dont la ligne de tram qui reliera très prochainement l’aéroport de Blagnac.

La 2ème rocade :
Un tel projet n’a pu germer que dans la tête d’une équipe qui n’a que du mépris pour le développement durable. Outre la difficulté à financer et à acquérir les terrains nécessaires à sa construction, une nouvelle autoroute dans les environs de Toulouse va, selon moi, à l’encontre des législations en vigueur dans le domaine de l’aménagement du territoire.

L’annulation du projet d’aire de grand passage des gens du voyage :
Moudenc et consorts en ont fait la promesse orale aux habitants de l’est toulousain : renoncer à réaliser une aire pour les grands passages des gens du voyage à Montredon. Sauf que, d’une part, il faudra bien la prévoir quelque part et que, d’autre part, c’est l’Etat qui supervise cela et la décision me paraît irréversible. Pour la petite histoire : les nuisances supposées d’une telle aire se limitent à la période estivale.

La remise en cause du mariage pour tous :
La droite toulousaine a fait campagne contre le PS en arguant auprès des populations souvent traditionalistes des quartiers populaires que nous devions être sanctionnés pour la loi sur le mariage pour tous. Idem concernant la loi sur la laïcité. Là est le noyau idéologique du nouveau maire de Toulouse : le conservatisme à tous les étages, quitte à flatter les communautaristes. Et puis, il faudra bien que les élus de la majorité respectent la loi en procédant aux mariages homosexuels !

La politique de l’emploi « de proximité » :
Enfin, il se dit que Moudenc et ses colistier-e-s ont distribué les promesses d’embauche dans les milieux les plus modestes : des promesses en forme de boomerang, lesquelles risquent bien d’éloigner pour longtemps nos concitoyens les plus crédules de la pratique démocratique quand ils réaliseront que la politique de l’emploi ne peut se piloter de la sorte depuis le Capitole.

La responsabilité de la gauche toulousaine c’est désormais de préparer 2020, en tirant les enseignements de notre échec de 2014 et en commençant dès maintenant un livre blanc des promesses non tenues par le clan Moudenc.

Intercommunalité : un échelon de l’action publique locale devenu incontournable

Par défaut

Si l’intercommunalité dégage une opinion plutôt positive par son action économique et sociale sur les territoires, elle est victime d’une méconnaissance par les citoyens de son fonctionnement et de ses élus. Une situation qui devrait s’améliorer au gré des nouvelles règles électorales qui s’appliqueront lors des scrutins municipaux et communautaires de mars-avril 2014. Sur les territoires ruraux en particulier, les communautés de communes représentent une solution de mutualisation des ressources (fiscales) et des moyens (humains et matériels) répondant aux attentes des citoyens.

A six mois des élections, une enquête de l’Assemblée des communautés de France (AdCF) montre que 73 % des sondés disent savoir si leur commune fait partie d’une « interco ». Un chiffre appelé à croître avec l’introduction du fléchage aux élections communautaires et la montée en compétences de chaque niveau d’intercommunalité (communauté de communes, d’agglomération ou urbaine). Pour l’instant, seuls 46 % des administrés savent qui préside leur communauté, d’où une large majorité (93 %) se montrant favorable au fait que les candidat-e-s à la présidence de l’interco « se déclarent clairement avant les élections locales ».

interco31-2011Appréciée pour le développement des services publics, mal jugée sur la fiscalité
L’enquête démontre que l’intercommunalité peut s’enorgueillir de mettre en commun les moyens des communes autour d’un projet de développement cohérent (pour 85 % des sondés), d’offrir de nouveau services et équipements aux habitants (80 %), d’adapter la gestion publique à l’évolution des modes de vie des habitants (68 %), ou encore de renforcer la solidarité financière entre communes riches et communes pauvres (65 %).
En revanche, on peut regretter que nos concitoyens jugent encore l’intercommunalité à l’origine d’une hausse des impôts locaux (73%) et d’une complexification de la gestion locale (69%). Les élus communautaires de nos territoires savent combien cette vision est inexacte.

Les engagements des candidats devront être exhaustifs !
L’AdCF a sondé les électeurs sur les thèmes qui guideraient leur vote, que ce soit pour la mairie ou pour l’interco. Il en résulte que tous les thèmes proposés guideront les citoyens locaux au moment de glisser leurs bulletins dans l’urne ! Si le développement économique (93 %), la qualité des services de proximité (91%) et les choix d’urbanisme (87 %) sont des thématiques prioritaires, la politique sportive (!), pourtant bonne dernière, est jugée « très importante » ou « assez importante » par 56 % des sondés. Que les candidats socialistes à la mairie comme à la communauté de communes soient prévenus : le couple commune-interco sera le mariage de l’année 2014, pour le meilleur et pour le pire.

Des projets politiques communautaires pour les territoires

Les candidat-e-s à des mandats locaux doivent donc travailler à l’élaboration de projets communaux-communautaires, voire des projets de territoires. Les modalités de scrutin au suffrage universel direct des élections locales de 2014 ne sont probablement qu’une étape dans l’intégration électorale des intercommunalités. Divers territoires, comme celui de Tarn & Dadou où je travaille ont commencé ce travail au travers d’une ébauche de pacte communautaire et d’une charte des valeurs intercommunales dans lesquelles élus locaux et citoyens puissent se reconnaître.

Congrès de Toulouse 2012 : façonner collectivement le PS de l’avenir

Par défaut

Ce week-end, la fédération de la Haute-Garonne a l’honneur de recevoir les 5000 délégués et invités du Congrès national du PS à Toulouse, Parc des expositions. A cette occasion, j’ai signé l’édito du numéro spécial de L’Avenir, le mensuel du PS 31, qui leur sera remis en guise de bienvenue.

Cher(e) camarade,

Bienvenue à Toulouse, Haute-Garonne, capitale politique et économique de Midi-Pyrénées. Ici c’est le coeur du Sud-Ouest, entre Méditerranée et Atlantique, terre d’accueil et de tolérance ; ici c’est Toulouse, la ville rose dont Nougaro chantait que l’Espagne y « pousse un peu sa corne ». Nous sommes fiers d’accueillir ici notre congrès national. Désormais, dans la grande histoire du Parti Socialiste, 2012 rime avec Toulouse!

Voilà quatre ans que nous n’avions pas eu de congrès, période durant laquelle nous avons promu notre projet, œuvré à la rénovation et bravé les échéances politiques et électorales.
Service public, emplois et salaires, retraites : comme partout en France nous avons mené le bras de fer contre la droite et sa politique de casse sociale, y compris dans la rue au côté des organisations syndicales.
Régionales, cantonales, sénatoriales, présidentielle, législatives : à chaque fois les 120 sections socialistes du département ont milité ardemment pour emporter l’adhésion de nos concitoyens. Prélude à la campagne présidentielle, les primaires citoyennes ont ici mobilisé 100.000 votants.

Merci à Sébastien Denard et Nadia Pellefigue qui, depuis 2008, ont dirigé avec probité et volonté notre Fédération, l’une des plus nombreuses de France.

Bienvenue sur une terre de progrès. Ici, la plupart des collectivités territoriales sont présidées par un exécutif de gauche : Région, Conseil Général, Mairies, Intercommunalités. Pour autant, nous restons humbles et lucides sur la vulnérabilité de cet héritage électoral et cela nous invite à continuer de renforcer le rôle du Parti depuis ce joli mois de mai. En effet, si les membres du gouvernement et les parlementaires ont une obligation de solidarité et de loyauté, notre parti a une obligation d’efficacité politique : gardons l’objectif d’accomplir les 60 engagements de François Hollande !

Notre congrès n’est pas l’occasion de tourner la page de nos succès du printemps. Au contraire ! Façonnons le PS de l’avenir en s’inspirant de ce qui fit notre force dans la conquête du suffrage de nos concitoyens : l’exemplarité et la pugnacité. Souhaitons donc que ce congrès de Toulouse soit pour chacune et chacun l’occasion d’un travail politique utile à toutes et tous.

Congrès : les principaux enseignements du vote militant en Haute-Garonne

Par défaut

Jeudi 11 octobre, comme partout en France, les 120 sections socialistes de la Haute-Garonne se sont mobilisées pour organiser le vote sur les motions nationales soumises à l’avis des militant-e-s. Voici les principaux enseignements que l’on peut en retenir.

Un bon taux de participation
Avec un taux de participation départemental de 60%, la fédération de la Haute-Garonne s’affirme comme étant l’une des plus mobilisées. Cette vitalité militante, qui s’est vue également lors des débats de présentation des motions, a conduit plus de 3600 militant-e-s à s’exprimer sur le choix d’orientation politique et stratégique.

Un score très majoritaire pour la Motion 1
Avec son score de plus de 73%, la Motion 1 « Mobiliser les Français pour réussir le changement » réalise en Haute-Garonne son 4ème meilleur score national comparé au 102 autres fédérations. Près de 2600 militant-e-s se sont reconnus dans la démarche de rassemblement engagée au côté de Harlem Désir et des sensibilités partie prenantes, dont Un Monde d’Avance.

La Motion 4 en deuxième position
Dans notre département, un militant sur sept a été sensible à l’argumentaire proposé par la motion « Oser, plus loin, plus vite » proposée par Stéphane Hessel. En effet, avec plus de 13% des suffrages, la Motion 4 réalise dans notre fédération un score supérieur de 1,5 point à son résultat national. Dans le département, cette motion était notamment soutenue par des protagonistes issus de la majorité sortante.

La Motion 3 à 10%
Avec 10% des suffrages, la Motion 3 défendue par Emmanuel Maurel réalise en Haute-Garonne un score inférieur de 3,4 points à son résultat national. Un résultat qu’il faut comparer au score réalisé par la motion dite « de gauche » au dernier congrès : 22,8%.

Le bilan fédéral largement approuvé
Avec seulement 10% d’avis défavorables, le bilan de l’action fédérale tel que décrit par les différents secrétaires fédéraux dans le numéro 2169 de L’Avenir a été légitimé par la grande majorité des militant-e-s de la Haute-Garonne. Le bilan national, quant à lui, a été approuvé à 79%.

La base des statuts fédéraux adoptés
La proposition de statuts fédéraux a également recueilli une très grande majorité d’avis favorables (65%) ou réservés (21%) dans l’attente du débat que nous aurons au Congrès fédéral extraordinaire pour amender, compléter et valider pour les quatre années qui viennent nos règles démocratiques fédérales.

  • Résultats détaillés (inscrits : 6053 / votants : 3612)
    Motion 1, Harlem Désir : 73,23% (Score national 68,21%)
    Motion 2, Juliette Méadal :  2,43% (5,19%)
    Motion 3, Emmanuel Maurel : 10,01% (13,39%)
    Motion 4, Stéphane Hessel : 13,23% (11,86%)
    Motion 5, Constance Blanchard : 1,1% (1,36%)
    Taux de participation départemental : 59,7%

Congrès du PS : enjeux et perspectives

Par défaut

Aujourd’hui, les 6589 adhérent-e-s du Parti Socialiste en Haute-Garonne sont appelés à s’exprimer sur les différents textes d’orientation soumis au débat. Dans les 120 sections que compte le département, de 17h à 22h, tous les militants pourront voter pour l’une des 5 motions proposées à l’occasion du Congrès National de Toulouse. Cette étape décisive de la vie militante démontre, une nouvelle fois, que le PS reste l’un des partis de France les plus démocratiques, même si les nouvelles modalités de désignation du 1er secrétaire ont provoqué une incompréhension bien légitime*.

Le dernier Congrès du PS s’est tenu en novembre 2008. Entre temps, conformément aux orientations fixées par la 1ère secrétaire, les socialistes de la Haute-Garonne ont travaillé à leur projet politique, ont oeuvré à la rénovation (parité, diversité, non-cumul) et ont préparé efficacement les différentes échéances politiques. Le PS a donc progressé depuis quatre ans, même s’il reste encore de nombreux chantiers à achever : inscrire le non-cumul des mandats dans la loi, introduire la parité dans les conseils généraux (à ce titre, celui de la Haute-Garonne est l’un des plus avancés), améliorer les règles de désignation de nos candidat-e-s pour que les militants se sentent écoutés et respectés.

Les socialistes ont travaillé

Ecole, retraites, salaires, service public : dans cette période d’opposition, la vie militante du PS a été particulièrement marquée par la mobilisation sociale contre la politique de casse sociale de la droite. Cela s’est traduit par diverses conventions thématiques visant à définir nos orientations pour un nouveau modèle de développement économique et environnemental ou pour redonner toute sa valeur à l’égalité républicaine. En parallèle, les 120 sections socialistes de la Haute-Garonne ont été régulièrement en campagne électorale : régionales, cantonales, sénatoriales, présidentielle, législatives. Tous ces scrutins ont été marqués par le succès du PS et de ses partenaires de gauche, même si on peut nuancer certains résultats électoraux comme sur la 3ème circonscription législative. Enfin, l’activité des militant-e-s a été marquée par deux temps forts qui ont fait appel à la citoyenneté des haut-garonnais : la votation sur l’avenir de La Poste en octobre 2009 et, bien sûr, les primaires qui ont mobilisé 100.000 votants dans plus de 200 bureaux de votes répartis dans tout le département, il y a un an. Ce sont tous ces éléments qui, mis bout à bout, ont permis à la gauche de retrouver le pouvoir exécutif et législatif au printemps dernier.

Bilan… et perspectives

C’est forts de ce bilan politique que les socialiste se réunissent aujourd’hui pour débattre à la fois de la meilleure façon d’aider François Hollande et son gouvernement à réussir, tout en poursuivant le travail militant engagé pour renforcer le PS dans son rôle de gouvernail politique et de relai de la société. Il faut que nous soyons en ordre de marche pour préparer les prochaines échéances, notamment les élections municipales, ce qui suppose de rassembler au-delà de nos rangs nos partenaires de la gauche. C’est là le mandat qui attend les prochaines instances fédérales, lesquelles seront établies le Vendredi 19 octobre, lors du congrès de la fédération de la Haute-Garonne, au Phare de Tournefeuille à partir de 19h. Près de 600 délégués fédéraux des 120 sections du département y sont attendus. Le (ou la) 1er secrétaire fédéral sera ensuite élu par tous les militant-e-s le 15 novembre.

Comment sera désigné le 1er secrétaire national du parti ?

Depuis que les militant-e-s ont voté en faveur des mesures de rénovation de notre parti, le 1er octobre 2009, les règles de désignation du 1er secrétaire national ont « liées » aux choix d’orientation politique. Par conséquent, à l’occasion de ce congrès national, les statuts de notre parti prévoient que ne peuvent être candidats à la fonction de 1er secrétaire national que les premiers signataires des deux motions arrivées en tête au soir du vote du 11 octobre. C’est pour cette raison que Harlem Désir a été désigné comme 1er signataire de la motion 1 et candidat.

Communication du PS 31 : mon bilan de secrétaire fédéral

Par défaut

Depuis quatre ans, la communication fédérale a été menée sur de nombreux fronts avec un double-objectif : doter chaque militant-e des outils et des arguments nécessaires à l’action politique, d’une part, et irriguer les divers canaux d’information avec l’actualité de la fédération, des sections et des élus, d’autre part. Régulièrement, avec l’équipe fédérale et nos permanents, nous avons rédigé des notes et des communiqués visant à favoriser l’information des militants et du grand public.

Concrètement, dès 2008 nous avons travaillé à la refonte du site Internet, avec la mise en place d’une newsletter bimensuelle (qui a été supprimée par l’équipe web de Solférino) et la création d’un profil facebook comptant aujourd’hui 2.650 « suiveurs ». Nous avons également élaboré des campagnes fédérales, notamment pour dynamiser les adhésions, et préparé une procédure d’accueil des nouveaux militants qui, faute de temps et de moyens, n’ont pas pu se mettre en place.

En parallèle, Brigitte Nicolas, en tant que secrétaire fédérale chargée de L’Avenir, a élaboré une nouvelle maquette de notre mensuel et fait évoluer sa ligne éditoriale. Depuis un an, avec le comité de rédaction, nous en avons fait un organe d’information militante et d’argumentation politique, en complémentarité avec l’Hebdo. Ce numéro poursuit l’objectif d’éclairer les lecteurs sur les enjeux et les règles de notre congrès. Ayant été doté des logiciels appropriés, notre permanent chargé de la communication nous a apporté de la réactivité et l’efficience pour mener à bien cette action et toutes les autres.

Maintes fois, le secrétariat fédéral à la communication été appelé à élaborer des supports de communication en lien avec l’action du parti : lors des manifestations, notamment contre la « réforme » des retraites, avec la fabrication d’adhésifs ou d’une nouvelle banderole ; lors de la votation citoyenne sur La Poste ou comme lors des Primaires citoyennes avec 500.000 tracts et 100.000 affiches appelant à participer et décrivant les modalités de vote dans les 213 bureaux de vote du département. Lors de la présidentielle et des législatives, nous avons été partie prenants des opérations de campagne, y compris pour la réussite du meeting du 3 mai place du Capitole.