Communication du #PS31 : bilan d’activité des 6 derniers mois

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Les missions de secrétaire fédéral chargé de la communication m’ont été confiées en 2008. En septembre, Sébastien Vincini m’a demandé de les poursuivre en vue des élections départementales.

Expliquer, convaincre et mobiliser : l’ensemble des outils d’information et de communication de la fédération sont orientés vers ce triple-objectif. Cela implique donc tous les moyens utilisés pour faire passer nos messages politiques, en interne (dont notre journal L’Avenir) comme à destination des citoyen-ne-s, et consiste à rapporter les temps forts de la vie du parti, les prises de positions de nos élu-e-s, et à valoriser notre projet collectif.

assemblée-département-2015Lors des élections départementales, avec l’équipe fédérale et le comité de coordination de campagne, nous avons conçu, concrétisé et conduit la stratégie de campagne qui nous a permis de remporter 23 cantons sur 27.

D’abord, définir ensemble une démarche de proximité reposant à la fois sur le bon bilan de la majorité de gauche et sur une campagne attestant de la qualité du service public départemental grâce aux affiches “un département à gauche : votre conseil d’intérêt général”.

Ensuite, mettre en dynamique nos candidat-e-s avec une charte de communication spécifique et décliner les enjeux sur un site Internet simple et précis, qui était opérationnel dès le 25 janvier : “aimonslahautegaronne.fr”

Enfin, sur les réseaux (twitter et facebook), relayer les actions de nos candidat-e-s, populariser notre bilan et nos propositions avec l’aide de nos 4300 “supporters”.

En parallèle, j’ai supervisé la communication vis-à-vis des médias : seconder le 1er fédéral pour renseigner les journalistes, s’assurer d’une bonne presse et veiller sur nos adversaires.

En bref, les actions d’information et de communication fédérales forment un dispositif de conviction politique et d’irrigation interne indispensable lors des échéances électorales. Je remercie tous les militant-e-s et les permanent-e-s pour leur implication dans ce succès collectif !

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Revigorer la citoyenneté passe par la régulation de la communication publicitaire

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(Contribution thématique aux débats de congrès du Parti Socialiste)

Dans le combat que la gauche et les socialistes doivent mener contre les inégalités sociales et économiques, nous délaissons trop souvent les inégalités qui naissent de la société de communication à outrance : publicité partout et pour tous, marketing des objets, des femmes, des hommes et des enfants. Sollicitation, et donc frustration, à tous les âges.

Est-ce cette société que nous voulons  ?

Si, pour permettre l’épanouissement individuel et collectif autour du principe de liberté, l’épopée du socialisme du 20ème siècle a été marquée par la relégation de la question religieuse dans la sphère privée, l’histoire du socialisme du 21ème siècle ne doit-elle pas instaurer des limites à la voracité du mercantilisme ? Les théories et les outils de communication contemporains ne doivent-ils pas être mis au service d’une solidarité humaine réinventée, d’une économie du partage plutôt que de la possession égoïste, comme le pressent – et le préconise – l’intellectuel Jeremy Rifkin ?

« La publicité s’appuie sur une chose : le bonheur. Et vous savez ce qu’est le bonheur ? Le bonheur, c’est l’odeur d’une voiture neuve. C’est être débarrassé de la peur. C’est un panneau d’affichage sur le bord de la route qui vous martèle que, quoi que vous fassiez, tout va bien. » Les mots sont de Don Draper, le publicitaire gominé de la série américaine « Mad Men ».

Cette oeuvre, qui dépeint les composantes de la société et de la culture américaine des années 1960, met en exergue tous les travers de la société de consommation qui s’est consolidée à cette époque aux Etats-Unis d’Amérique : le sexisme et le harcèlement, l’homophobie, l’antisémitisme, le racisme ; mais aussi le tabagisme, l’alcool, le gaspillage et la pollution sans limite.  Autant de sujets qui touchent aujourd’hui la société française et que les messages publicitaires entretiennent, parfois de manière inconsciente.

Le rôle de la gauche et des socialistes est donc de promouvoir une prise de conscience. Cela passe d’abord par les décideurs politiques, économiques et culturels qui, en tant qu’annonceurs ou diffuseurs, véhiculent des clichés qui, mis bout à bout, s’apparentent à de l’idéologie.
Dans un premier temps, il apparaît indispensable de limiter et de contraindre par la loi, sans pour autant mettre en cause la liberté d’expression ou le droit de créer.
Dans un second temps, il s’agit de réguler par l’éducation et le débat public, sans moralisme.

En parallèle, il est fondamental que la puissance publique réduise le fossé urbain/rural quant à l’accès au réseau haut-débit, sans quoi on maintient des citoyens de seconde zone.

L’auto-régulation de la publicité et de la communication est une Chimère
Le développement des nouveaux moyens de communication, et en particulier ces dernières années les « réseaux sociaux », rendent indispensable la réflexion, puis la décision, sur la régulation de cette société contemporaine de l’information et de la communication qui occupe tout autant l’espace public qu’elle mobilise l’esprit dans le cadre privé.

Des premières réponses ont été apportées : la création de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) et de ses structures associées : le Conseil de l’Ethique Publicitaire (CEP), le Conseil Paritaire de la Publicité (CPP),… On peut également pointer l’action des organisations professionnelles comme l’Union des Annonceurs (UDA) ou l’Association des Agences Conseil en Communication (AACC).

Autant d’acteurs qui ont fait de l’auto-régulation le fer de lance d’une politique qui apparaît aujourd’hui bien insuffisante. Bien sûr, ce n’est ni la volonté, ni la sincérité de ces organismes, et de celles et ceux qui les animent, qu’il faut mettre en cause ; mais plutôt critiquer un cadre trop confus pour être efficace, des moyens trop dérisoires et des sanctions peu efficaces (à l’exception bien sûr du champ purement pénal).

Il s’agit donc aujourd’hui d’imaginer et de proposer un dispositif adapté et performant.

Selon nous, plusieurs pistent doivent être explorées :
D’abord, à l’image du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), la création d’une autorité publique indépendante tripartite qui permettrait de regrouper les pouvoirs publics, les professionnels de la communication et les associations de consommateurs.
Ensuite, la redéfinition, par la loi, d’un environnement juridique adapté aux formes de communication contemporaine, sans mise en cause des droits existants mais en posant des limites claires dans tous les domaines qui assureront la protection de nos citoyens les plus influençables.
Enfin, la mise en place d’un parcours éducatif et citoyen indispensable à une prise de recul et de conscience du consommateur favorisant l’émergence d’une consommation responsable et critique dont notre économie a besoin.

Concrètement, nous proposons d’engager un débat public qui, à l’aune du débat qui nous occupent actuellement sur les méthodes d’influence et d’embrigadement sur Internet, permette de déboucher sur une grande loi qui revivifierait le vivre-ensemble.

Une autorité de régulation indépendante
La diversité des acteurs de la communication et des structures de concertation et de régulation qui ont été, au fil des ans, mises en place imposent de toiletter le « millefeuille de la régulation publicitaire ».
Sur la base « d’assises de la communication responsable » une large concertation doit être menée entre l’État, les collectivités locales, les professionnels de la communication, les médias, les opérateurs Internet, les associations de consommateurs, l’éducation populaire, … pour définir cette nouvelle autorité et lui assurer les moyens d’agir avec efficacité et indépendance. Nous croyons à la régulation, mais elle ne peut pas être que professionnelle. Il faut aujourd’hui définir un champ d’intervention qui permette également d’associer l’ensemble des acteurs publics et des représentations citoyennes.
Au-delà de sa définition, de ses missions et de son contour, cette autorité de régulation ne trouvera sa place que si elle a les moyens d’instruire et d’agir. La nécessaire réflexion sur le financement de cette autorité devra donc être menée de front avec la réflexion sur sa création. Ne faut-il pas aujourd’hui proposer « une taxe Tobin publicitaire » qui viendrait donner des moyens conséquents à l’autorité de régulation mais qui viendrait également alimenter les actions de sensibilisation ?

Un environnement juridique adapté
L’auto-régulation s’est développée sur le terreau de dispositifs juridiques faible. Là où on fait appel à la confiance et la responsabilité, nul besoin d’écrire la loi et d’envisager la sanction. Ne faut-il pas aujourd’hui sortir de ce credo et envisager un dispositif juridique adapté ? Bien évidemment cette proposition provoquera moult réactions, notamment de celles et ceux qui y verront – à tort – une entrave à la liberté de création et à la liberté d’expression. Il ne s’agit bien évidemment pas de cela, mais de considérer qu’à partir du moment où les dispositifs de régulation n’ont pas fonctionné, il faut donner sa place à l’autorité. Nous n’affichons bien sûr qu’une intention qui devra faire l’objet d’un large débat afin d’être compris et acceptée.
Parmi les pistes légales, nous préconiserions :
– la limitation de la publicité à la télévision, en particulier lors des programmes pour enfants,
– la limitation de certains partenariats média/annonceur qui induisent en erreur le consommateur,
– l’empêchement effectif de toutes les publicités mensongères ou équivoques qui procèdent par exemple au « green-washing »,
– des quotas systématiques de communication publique et/ou associative dans les espaces publicitaires,…
Toutes les hypothèses qui permettraient de protéger le public doivent pouvoir être discutées.

La mise en place d’un parcours éducatif et citoyen
Nous préconisons la mise en place d’un parcours éducatif et citoyen, qui viendra en complément des régulations familiales, données aux consommateurs, et en particulier aux jeunes consommateurs, les moyens de décrypter l’offre commerciale et de porter un regard critique et réaliste sur le marketing publicitaire.
Dans ce dispositif, l’éducation nationale jouerait un rôle déterminant, notamment dans l’enseignement secondaire où le rapport aux marques se fonde et où le mimétisme culturel structure le rapport aux objets du quotidien. Le développement d’un esprit critique, la capacité à déjouer les codes et les injonctions d’achat du système capitaliste, la primauté de la citoyenneté et de la solidarité sur la consommation sont autant d’objectifs républicains pour faire face à la vacuité d’une société ou l’objet compte autant que l’être.

Revigorer la société de la citoyenneté passe par le fait d’ériger une digue contre la société du « tout-marchand ». L’exemple de la ville de Grenoble, qui vient de supprimer les panneaux publicitaires dans ses rues n’est peut-être pas la solution idéale au problème posé. Mais cette mesure coercitive de restriction de la présence des marques dans l’espace public nous appelle au débat politique et à la réflexion sociale sur la place qu’elles occupent dans notre vie quotidienne et sur le rôle structurant que leur communication opère sur les esprits.

Co-signataires : François Briançon, conseiller municipal de Toulouse Pascal Usseglio, 1er secrétaire fédéral du Loir-et-Cher

illustration : Lam Duc Hien

Elections départementales 2015 : une campagne de communication du #PS31 vise à sensibiliser le grand public

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Les 22 et 29 mars 2015 auront lieu les élections départementales, dans un contexte de réforme territoriale encore floue pour les citoyens. On a beaucoup entendu que les Départements ont vocation à disparaître, au prétexte que le fameux « mille-feuilles » est devenu trop indigeste… Malgré cela, la Fédération du PS31 a décidé de mener une campagne de communication visuelle afin de sensibiliser le grand public à cette échéance, en illustrant l’action concrète et quotidienne du conseil général. Une campagne intitulée : « Un département à gauche : votre Conseil d’intérêt Général ».

C’est une opération de communication qui va durer jusqu’à mi-janvier, en amont de la campagne électorale. Toutes les sections du PS31 sont sur le pont pour orner les colonnes d’opinion (et autres sites de collage) des 27 nouveaux cantons de la Haute-Garonne avec 8 visuels thématiques déclinés sur des affiches au format 40X60, renforcée par une diffusion sur les réseaux sociaux.

Un bilan départemental très favorable
Cette campagne s’inscrit dans un contexte de défiance politique grandissant dont le PS31 a bien conscience. Mais le Conseil général, qui devient Conseil départemental en mars, est l’une des institutions de proximité les mieux identifiées par nos concitoyens : 3 citoyen-ne-s sur 4  se disent même attachés au Département en Haute-Garonne (Sondage CSA de juin 2014). La majorité de gauche qui le dirige jusqu’à présent affiche d’ailleurs un bilan politique très favorable, grâce notamment à une multitude d’actions volontaristes allant au-delà des missions fixées par la loi dans des domaines comme le social ou les infrastructures (routes, collèges, etc.).

8 visuels à afficher et partager
Personnes âgées, transports scolaires, protection maternelle et infantile, collégiens, routes départementales, monde agricole, personnes handicapées, développement durable et tourisme : au travers de 8 accroches thématiques, cette campagne vise à sensibiliser les citoyen-ne-s à l’utilité présente et à venir du Département, promesse de solidarité et de développement pour tous et partout. L’enjeu de la campagne consiste à dépasser le stade des mots-valises pour convaincre du bien fondé de l’action de l’institution, et de l’engagement de ses élu-e-s, à travers des engagements militants : priorité, gratuité, combat, conviction, implication…

Les ressorts politiques de cette campagne
La communication politique n’est pas une science exacte. Cette campagne de communication n’aura sans doute qu’une influence modérée sur le résultat du scrutin. Mais, par des exemples simples et positifs, auxquels tous les usagers du Département peuvent se référer, l’action politique départementale est mise en scène pour sensibiliser au fait qu’elle améliore la vie quotidienne, ce qui vise à lutter contre l’abstention qui est l’une des clés du résultat des élections de mars prochain. Cela permet de préparer les esprits à cette échéance cruciale pour le PS et la gauche en Haute-Garonne, dans un contexte où la citoyenneté a besoin d’être revivifiée et l’action publique re-crédibilisée.

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« Quelle connerie le capitalisme ! »

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« Quelle connerie le capitalisme ! » Voilà ce qui me vient lorsque je pense à la vente, soit disant partielle (49,9%), de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (via blog LeMonde). Comment ne pas s’insurger contre la commercialisation d’un tel équipement, un bien commun qui appartient aux acteurs économiques du territoire, publics et privés (via #PS31), depuis toujours ? Bref, un bien commun que des centaines de milliers de voyageurs empruntent chaque année pour le travail, le voyage et l’ouverture sur le monde…

Quelle connerie, ce capitalisme, lorsqu’on pense que ce système économique repose sur la goinfrerie d’une minorité d’acteurs financiers dont le but est d’acheter, transformer et revendre en essayant d’effectuer la plus-value la plus importante possible, le plus souvent au détriment de l’intérêt général et donc plus grand nombre.
Si l’État français avait tant besoin d’argent frais (plus de 300 millions d’euros) pour faire face à ses dettes, pourquoi n’avoir pas un instant imaginé proposer aux 7 millions d’usagers-citoyens annuels de l’aéroport de devenir copropriétaires de cet équipement d’utilité publique ? C’est ce qu’a essayé de proposer la société Wiseed en organisant en 10 jours une collecte de près de 20 millions d’euros auprès de quelques milliers de particuliers. Un offre pour acheter 10,01% qui n’a pour l’instant pas obtenu la moindre réponse de l’Etat.

Oui, le capitalisme est une connerie dans ce sens où, comme ici, sont négligés à la fois l’intérêt général et l’intérêt des premiers concernés que sont les clients (et entreprises), les salariés et les usagers de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. C’est d’autant plus embarrassant lorsque l’initiative vient d’un ministre de l’économie dit « socialiste ».
Comme citoyen, et comme usager ponctuel, j’ai proposé de verser la somme de 1000 € pour devenir copropriétaire de cet aéroport situé à quelques kilomètres de chez moi. Cet argent, je ne l’investirais pas pour faire une plus-value, ni-même pour m’enrichir à moyen terme. Je me fous du bénéfice. Je suis prêt à investir dans le but d’avoir mon mot à dire dans l’avenir de cet aéroport : son développement, ses infrastructures, sa manière de servir.
Ainsi, le scandale de cette opération financière opaque n’est pas que l’acquisition soit faite par une société à capitaux chinois (via l’Obs), mais essentiellement que cela n’aie pas donné l’occasion d’un vrai débat politique sur le service public du transport aérien. Pourquoi vendre un aéroport  ? (via mediapart)
Je suis contre la société du tout-marchand, pas contre l’économie de marché, car tout ne peut pas s’acheter. Je suis pour une société économique mixte où la puissance publique est garante de l’équilibre entre propriété privée et possession collective. Dans les cas de l’aéroport, j’aurais préféré qu’on débatte vraiment de toutes les options, y compris celles qui auraient permis de jouer « collectif ».

Concertation publique ou consultation citoyenne : les progrès nécessaires de la démocratie participative

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Avant la mort tragique de Rémi Fraisse, la contestation du barrage de Sivens a-t-elle sur-médiatisée ? C’est possible. Ce projet a-t-il été conçu, débattu et développé dans de mauvaises conditions ? C’est probable. Ce genre de projet est-il plus compliqué à faire aboutir aujourd’hui ? C’est ce que disent de plus en plus d’élus locaux. Cette crise a-t-elle été instrumentalisée politiquement ? C’est une certitude. En particulier au travers l’appel irresponsable à faire de Sivens un nouveau Notre-Dame-Des-Landes alors que les enjeux sont incomparables…

Depuis le début des années 2000, le droit français a élargi le champ d’intervention des citoyens dans le cadre de l’élaboration des projets d’aménagement du territoire. Autrefois spectateurs des décisions prises, les riverains et les associations expertes ont désormais voix au chapitre. Théoriquement, la démocratie représentative est ainsi renforcée par des dispositifs de démocratie participative.
L’information et la communication publique locale sont les instruments indispensables de la consultation, la concertation, voire l’implication des habitants. Depuis 2000, la loi SRU rend obligatoire la concertation des habitants et de leurs représentants dans l’élaboration des documents d’urbanisme et de développement durable (PLU, SCoT, Agenda 21)…

La loi de programmation « Ville et cohésion urbaine » du 21 février 2014 prévoit même la co-construction avec les habitants et les associations de quartiers des nouveaux contrats de ville à travers l’élaboration de conseils citoyens paritaires femme-homme dont les membres peuvent être tirés au sort. Le rôle de ces instances reste néanmoins consultatif.

Par ailleurs, de plus en plus d’acteurs publics (Etat, collectivités locales, organismes, etc.) s’interrogent sur la mise à disposition sur Internet de tous leurs documents non-confidentiels (budgets, délibérations, courriers institutionnels), en garantissant son libre accès et sa réutilisation par tous, sans restriction technique ou juridique (en anglais « open data »).
Cette ouverture des données  représente à la fois un mouvement d’accès à l’information et une pratique de publication de données librement accessibles et exploitables qui considère l’information publique comme un bien commun dont la diffusion est d’intérêt public et général, notamment pour la concrétisation de grands projets.

Pour garantir la démocratie, le débat public doit être organisé par des règles dont il est grave de s’affranchir. L’enquête dira ce qu’il en est pour le barrage de Sivens. Les socialistes doivent demeurer d’ardents défenseurs de la démocratie et de la transparence vis-à-vis de citoyens de plus en plus informés, mais pas toujours « bien » informés…

(Merci à Maria Conquet)

Café politique : Quelle gauche pour demain ? -Lundi 24 novembre- Balma

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Je suis l’invité de François Saint-Pierre lors du Café politique du Lundi 24 novembre, à 20:45, sur le thème :

Quelle gauche pour demain ?

Salle de réception du stade de Balma (Entrée libre, participation facultative.)

Le sujet est ainsi présenté :
« Le Parti Socialiste se partage entre social-démocratie et social-libéralisme, les radicaux de gauche se posent la question de la participation au gouvernement. Depuis la nomination de Manuel Valls comme premier ministre, EELV est passé d’une participation active à un soutien épisodique et sur beaucoup de dossiers à une critique radicale. Le Parti Communiste hésite entre accords électoraux et attaques frontales. Nouvelle Donne et le Parti de Gauche, partis fondés par des anciens socialistes et quelques écologistes, peinent à trouver un électorat, mais expriment fortement le souhait d’une autre politique. L’extrême gauche trotskiste ne semble plus rallier la partie la plus radicale de la jeunesse. C’est bien une crise majeure pour l’ensemble des partis de gauche.

Photo ladepeche.fr

Photo ladepeche.fr

Le mot d’ordre lancé désespérément par les dirigeants politiques de gauche est le rassemblement ; mettons les divergences sous le tapis, soutenons le gouvernement et la gauche restera au pouvoir ! La menace des victoires futures du Front National n’est pas suffisante pour faire taire les divisions, même le retour sur la scène médiatique de Nicolas Sarkozy n’a pas calmé les tensions internes de la gauche. La crise économique et le surendettement des finances publiques ne facilitent pas la tâche à la « gauche de gouvernement » plus à l’aise dans les politiques de redistribution que dans la rigueur budgétaire et économique. L’Europe et plus généralement la mondialisation marchande ne laissent pas beaucoup de marge de manœuvre pour lancer des initiatives sociales et attaquer frontalement les nombreuses questions environnementales. Les réformes sociétales, autre versant de la gauche, ont certes avancé, mais pas dans le même enthousiasme que les grandes réformes des années 1970  qui ont transformé la condition féminine et le statut des jeunes.

Les partis de gauche sont en difficulté, mais cela ne signifie pas l’acceptation par les français de la politique suivie. Si les dirigeants de la droite se réjouissent  de la chute de popularité de François Hollande, ce serait une erreur d’interpréter cela comme le retour en grâce de l’UMP. La contestation des choix gouvernementaux est importante, même si les axes principaux de la critique ne sont pas tous en cohérence. Certains militants anarcho-écologistes pointent fort justement des risques environnementaux bien réels et prennent des risques importants pour transformer la nature en champ de bataille. Des manifestants peu organisés émergent ponctuellement et expriment, en général pacifiquement, leur désaccord avec l’évolution actuelle de la société, rejoignant les nombreux militants associatifs qui militent depuis de longues années pour plus de justice sociale. Beaucoup de citoyens pensent que la gauche n’est pas soluble dans le social-libéralisme ambiant et ne se reconnaissent plus dans cette peu démocratique Vème République. C’est toute la classe politique qui ne semble plus en phase avec les enjeux politiques du moment et l’abstention n’est peut-être pas que le symptôme de la montée de la dépolitisation ou de l’apathie de la jeunesse.
Nous comptons sur votre présence nombreuse pour au moins démontrer que notre capacité à débattre des grands enjeux politiques n’est pas en voie de disparition. »
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La salle de réception du stade de Balma se trouve derrière les tribunes du stade au premier étage. Le stade est près de la sortie de la rocade N°16 (Balma / Soupetard) au premier Rond point en direction de Balma. Il y a un grand parking à l’entrée du stade.

Un Mercredi d’Avance : contributions militantes aux débats de la gauche

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Depuis le début de l’année 2014 le débat politique au sein de la gauche est particulièrement vif, au gré notamment : de la réorientation de la politique économique de la France (pacte de responsabilité, politique de l’offre, etc.) ; de la préparation d’une réforme territoriale qui peine à faire l’unanimité (nouvelle carte des Régions, métropolisation, « dévitalisation » des Départements urbains, etc.) ; et d’une politique fiscale dont on peine à comprendre le sens (suppression de la 1ère tranche d’impôt sur le revenu, abandon de la grande réforme promise par le candidat Hollande, projet de hausse de la TVA)…

Les amis d’Un Monde d’Avance en Haute-Garonne ont décidé au printemps dernier de mettre en place des rendez-vous réguliers de discussion et de débat avec des « experts ». Deux premiers rendez-vous ont déjà eu lieu, le troisième est prévu le mercredi 5 novembre sur le thème de la fiscalité (voir ci-dessous). Ce cadre de discussion, ouvert à toutes et à tous les militant-e-s et sympathisant-e-s socialistes vise à donner des éléments de compréhension et d’analyse et à confronter les points de vues, dans l’esprit des groupes d’éducation populaire qui ont permis d’élever les consciences au XXème siècle.

La gauche souffre de ne pas assez se parler. Avec Un Mercredi d’Avance, gageons que cette modeste initiative des amis d’Uma31, que j’ai la responsabilité d’animer, contribue à redonner du souffle à la gauche en commençant par le PS en Haute-Garonne.

Mercredi5novembre

Mercredi10septembre

Mercredi - refterr