3ème circonscription : le sentiment de gâchis prédomine

Par défaut

Jean-Luc Moudenc, élu député avec 350 voix d’avance sur François Simon (voir billet précédent), peut remercier tous ceux qui auront oeuvré, directement ou indirectement, à empêcher la gauche de remporter la 3ème circonscription de la Haute-Garonne. Au premier rang desquels on trouve M. Marleix qui, en son temps, a su en redécouper les frontières pour lui permettre d’être conquise par la droite puisque, si on avait compté les bureaux de vote amputés de Sauzelong, François Simon y aurait eu un réservoir de plus de 2000 voix.

Il faut aussi reconnaître le travail de mobilisation de son camp effectué par l’ancien maire de Toulouse puisque, sachant que les 9 autres circonscriptions étaient perdues d’avance, l’UMP a mis toutes ses forces dans cette bataille, notamment en rameutant de très nombreuses personnes âgées qui n’avaient pas voté au premier tour, ni même à la présidentielle. Je note cependant que François Simon arrive en tête au second tour dans les cantons de Verfeil et Toulouse 2, pourtant détenus par des conseillers généraux de droite, mais qu’il est second sur le canton Toulouse 8.

Car on reconnaîtra que la division de la gauche au premier tour a été mortifère et que les 457 voix d’avance de Jean-Luc Moudenc sur la ville de Balma nous éclairent sur la médiocrité du report des électeurs d’Alain Fillola, ce qui n’est pas une surprise au regard des critiques caricaturales et acerbes de ce dernier à l’égard du candidat PS-EELV. Bien sûr, avec des « si » on mettrait la 3ème circonscription en bouteille. Mais le sentiment prédominant reste celui d’un regrettable gâchis, en particulier pour tous les militants qui ont fait campagne pour le candidat socialiste et écologiste avec loyauté et même enthousiasme.

Publicités