La primaire : un outil pour reconquérir l’esprit citoyen et le coeur de la gauche !

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L’élection présidentielle est devenue, de fait, le moment où les majorités parlementaires se font… et se défont. Nous en avons fait l’amère expérience un certain 21 avril. C’est après trois échecs successifs en 1995, 2002 et 2007, qu’est née l’idée d’une primaire large pour la présidentielle de 2012, laquelle mobilisa 3 millions de citoyen-ne-s, dont près de 90.000 en Haute-Garonne, soit 12% du corps électoral départemental.

Forte d’un tel succès, la primaire est désormais inscrite dans les statuts du PS : premier argument plaidant pour sa tenue en 2016. La direction socialiste en discute donc depuis peu avec ses partenaires, dans une logique indispensable d’unité de la gauche. Pourquoi la fédération #PS31 ne fait-elle pas savoir qu’elle se tient prête à l’organiser ?

Un enjeu démocratique majeur

La primaire n’est pas une question de personnes, c’est un enjeu majeur pour ne pas faire l’impasse sur 2017. Manuel Valls, qui déclarait lors de son intronisation à Matignon que la parole politique était devenue « une langue morte », n’a pas su empêcher le progrès de l’abstentionnisme et du vote FN. Ni même François Hollande. Au contraire, leur politique a déboussolé jusqu’à leurs plus fidèles soutiens.

Intellectuels et militants de gauche appellent donc aujourd’hui à cette primaire car, outre son intérêt pour recoudre une gauche en lambeaux, elle est une opportunité pour répondre à l’affaissement démocratique, la paralysie des institutions et l’avènement de nouvelles pratiques militantes, notamment via Internet. En outre, alors que la droite prépare la sienne, comment le camp du progrès pourrait-il laisser les conservateurs occuper seuls le devant de la scène ?

L’avenir est probablement au dépassement des partis traditionnels. Si François Hollande était parfaitement légitime à représenter le PS, voire la gauche, il serait son candidat naturel. Malheureusement, les turpitudes de l’exécutif (illustrées par le projet de loi travail) ont décrédibilisé la politique et discrédité la parole de gauche : la primaire est donc l’occasion de prouver qu’une autre politique est possible !

REVUE DU WEB :

Laurent Bouvet : « Tout semble aujourd’hui permis, y compris, donc, au sein du PS, de dire que l’on ne souhaite pas que le président se représente. Le premier secrétaire en vient finalement à valider, de fait, cette implosion du parti présidentiel, comme sa déclaration le démontre. »
Thomas Piketty : « Dernière trouvaille de Cambadélis: il vient de déclarer qu’il allait demander virilement à chaque responsable socialiste s’il était oui ou non favorable à la candidature du président en place, avec l’espoir semble-t-il que ces face-à-faces mano a mano allaient intimider tout le monde et clore le processus. »
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Pourquoi je soutiens Nadia Pellefigue pour l’investiture législative

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A quelques jours d’un moment déterminant pour la vie de notre parti, l’investiture les 1er et 2 décembre de tous nos candidats pour la bataille des élections législatives de juin 2012, je souhaite ici faire part des raisons de mon soutien à Nadia Pellefigue sur la 9ème circonscription de la Haute-Garonne. J’espère que cela pourra contribuer à éclairer le choix de vote des militants concernés.

Occupé jusqu’à présent à organiser l’information équilibrée et neutre de tous les adhérents du PS de la Haute-Garonne (dans notre mensuel « L’Avenir » par exemple) dans le cadre des mes fonctions de secrétaire fédéral en charge de la communication, je me suis gardé d’exprimer publiquement mon choix. J’ai cependant déjà parlé de cette échéance politique avec plusieurs militants.

En effet, Nadia est pour moi une amie proche et une camarade depuis longtemps.

Elle est aussi une militante hors-pairs, une femme engagée et une responsable politique efficace. J’ai la conviction que Nadia saura rassembler tous les militants derrière sa candidature afin de remporter cette nouvelle 9ème circonscription, dont le périmètre englobe une partie du canton Toulouse 9 à l’ouest du Canal du Midi, section où je suis investi depuis 8 ans.

Comme moi, Nadia s’est engagée en politique au plus jeune âge au travers des organisations syndicales de jeunesse. Elle s’y est forgé une solide expérience militante qui la rend aujourd’hui apte à affronter demain un tel scrutin uninominal. Elle a su s’entourer de militants et élus expérimentés, comme par exemple le maire de Roquettes, Michel Pérez, qui est son suppléant. Nadia est donc une militante de terrain, prête à « labourer » la circonscription à nos côtés, ce qui sera nécessaire pour affronter la candidate de la droite, Mme Pouchelon, à laquelle elle s’oppose déjà dans l’hémicycle du Conseil Régional.

Si le PS et la gauche ont instauré la parité femme-homme, c’est bien parce qu’il est souvent difficile pour les femmes d’accéder aux mandats électifs, en particulier en dehors des scrutins de liste. Dans le cas présent, la 9ème circonscription a été réservée à une candidature socialiste féminine. Il s’agit d’un acte important de rénovation et de renouvèlement. Mais cela ne suffit pas, pour renouveler les rangs de nos élu(e)s, il faut aussi limiter le cumul des mandats. C’est pour cela que Nadia s’est engagée par écrit à démissionner de son mandat de conseillère régionale lorsqu’elle sera députée, même si rien ne l’y oblige.

Enfin, je côtoie Nadia depuis trois ans au sein du secrétariat fédéral et je peux attester de son sens des responsabilités. Elle y a fait ses preuves, notamment lorsque nous avons organisé pour la première fois le scrutin des primaires citoyennes avec le succès populaire et militant que l’on sait. Je suis donc certain qu’elle sera une députée efficace pour la gauche et respectueuse des militants qui l’auront investie et qui la soutiendront.

Si, comme moi, on considère que le talent et la jeunesse ne sont pas des qualités à blâmer, alors donnons-lui la responsabilité de représenter les socialistes devant les Français en juin prochain !