Toulouse : petit décryptage des promesses en l’air du nouveau maire

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L’élection de Jean-Luc Moudenc comme maire de Toulouse est une déconvenue importante pour la gauche toulousaine. Même si Pierre Cohen et ses colistier-e-s ont mené une campagne courageuse et loyale, adossée sur un bilan municipal enviable et des propositions sérieuses, force est de constater que la défaite est lourde.

pipeauCe qui me frappe, ce sont les ressorts de la victoire de la droite : une campagne de terrain efficace, certes, une liste plus « diverse » que précédemment, aussi, mais surtout des propositions outrancières et démagogiques. Moudenc est élu sur une série de malentendus, voire de promesses en l’air. Décryptage à chaud.

La 3ème ligne de métro :
La nouvelle majorité municipale ne pourra pas financer cette nouvelle ligne de métro, à moins de privatiser le syndicat des transports et d’augmenter les contributions. Techniquement, un tel projet entre en concurrence avec les autres lignes de transports dont la ligne de tram qui reliera très prochainement l’aéroport de Blagnac.

La 2ème rocade :
Un tel projet n’a pu germer que dans la tête d’une équipe qui n’a que du mépris pour le développement durable. Outre la difficulté à financer et à acquérir les terrains nécessaires à sa construction, une nouvelle autoroute dans les environs de Toulouse va, selon moi, à l’encontre des législations en vigueur dans le domaine de l’aménagement du territoire.

L’annulation du projet d’aire de grand passage des gens du voyage :
Moudenc et consorts en ont fait la promesse orale aux habitants de l’est toulousain : renoncer à réaliser une aire pour les grands passages des gens du voyage à Montredon. Sauf que, d’une part, il faudra bien la prévoir quelque part et que, d’autre part, c’est l’Etat qui supervise cela et la décision me paraît irréversible. Pour la petite histoire : les nuisances supposées d’une telle aire se limitent à la période estivale.

La remise en cause du mariage pour tous :
La droite toulousaine a fait campagne contre le PS en arguant auprès des populations souvent traditionalistes des quartiers populaires que nous devions être sanctionnés pour la loi sur le mariage pour tous. Idem concernant la loi sur la laïcité. Là est le noyau idéologique du nouveau maire de Toulouse : le conservatisme à tous les étages, quitte à flatter les communautaristes. Et puis, il faudra bien que les élus de la majorité respectent la loi en procédant aux mariages homosexuels !

La politique de l’emploi « de proximité » :
Enfin, il se dit que Moudenc et ses colistier-e-s ont distribué les promesses d’embauche dans les milieux les plus modestes : des promesses en forme de boomerang, lesquelles risquent bien d’éloigner pour longtemps nos concitoyens les plus crédules de la pratique démocratique quand ils réaliseront que la politique de l’emploi ne peut se piloter de la sorte depuis le Capitole.

La responsabilité de la gauche toulousaine c’est désormais de préparer 2020, en tirant les enseignements de notre échec de 2014 et en commençant dès maintenant un livre blanc des promesses non tenues par le clan Moudenc.

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Congrès de Toulouse 2012 : façonner collectivement le PS de l’avenir

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Ce week-end, la fédération de la Haute-Garonne a l’honneur de recevoir les 5000 délégués et invités du Congrès national du PS à Toulouse, Parc des expositions. A cette occasion, j’ai signé l’édito du numéro spécial de L’Avenir, le mensuel du PS 31, qui leur sera remis en guise de bienvenue.

Cher(e) camarade,

Bienvenue à Toulouse, Haute-Garonne, capitale politique et économique de Midi-Pyrénées. Ici c’est le coeur du Sud-Ouest, entre Méditerranée et Atlantique, terre d’accueil et de tolérance ; ici c’est Toulouse, la ville rose dont Nougaro chantait que l’Espagne y « pousse un peu sa corne ». Nous sommes fiers d’accueillir ici notre congrès national. Désormais, dans la grande histoire du Parti Socialiste, 2012 rime avec Toulouse!

Voilà quatre ans que nous n’avions pas eu de congrès, période durant laquelle nous avons promu notre projet, œuvré à la rénovation et bravé les échéances politiques et électorales.
Service public, emplois et salaires, retraites : comme partout en France nous avons mené le bras de fer contre la droite et sa politique de casse sociale, y compris dans la rue au côté des organisations syndicales.
Régionales, cantonales, sénatoriales, présidentielle, législatives : à chaque fois les 120 sections socialistes du département ont milité ardemment pour emporter l’adhésion de nos concitoyens. Prélude à la campagne présidentielle, les primaires citoyennes ont ici mobilisé 100.000 votants.

Merci à Sébastien Denard et Nadia Pellefigue qui, depuis 2008, ont dirigé avec probité et volonté notre Fédération, l’une des plus nombreuses de France.

Bienvenue sur une terre de progrès. Ici, la plupart des collectivités territoriales sont présidées par un exécutif de gauche : Région, Conseil Général, Mairies, Intercommunalités. Pour autant, nous restons humbles et lucides sur la vulnérabilité de cet héritage électoral et cela nous invite à continuer de renforcer le rôle du Parti depuis ce joli mois de mai. En effet, si les membres du gouvernement et les parlementaires ont une obligation de solidarité et de loyauté, notre parti a une obligation d’efficacité politique : gardons l’objectif d’accomplir les 60 engagements de François Hollande !

Notre congrès n’est pas l’occasion de tourner la page de nos succès du printemps. Au contraire ! Façonnons le PS de l’avenir en s’inspirant de ce qui fit notre force dans la conquête du suffrage de nos concitoyens : l’exemplarité et la pugnacité. Souhaitons donc que ce congrès de Toulouse soit pour chacune et chacun l’occasion d’un travail politique utile à toutes et tous.

Pourquoi je soutiens Nadia Pellefigue pour l’investiture législative

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A quelques jours d’un moment déterminant pour la vie de notre parti, l’investiture les 1er et 2 décembre de tous nos candidats pour la bataille des élections législatives de juin 2012, je souhaite ici faire part des raisons de mon soutien à Nadia Pellefigue sur la 9ème circonscription de la Haute-Garonne. J’espère que cela pourra contribuer à éclairer le choix de vote des militants concernés.

Occupé jusqu’à présent à organiser l’information équilibrée et neutre de tous les adhérents du PS de la Haute-Garonne (dans notre mensuel « L’Avenir » par exemple) dans le cadre des mes fonctions de secrétaire fédéral en charge de la communication, je me suis gardé d’exprimer publiquement mon choix. J’ai cependant déjà parlé de cette échéance politique avec plusieurs militants.

En effet, Nadia est pour moi une amie proche et une camarade depuis longtemps.

Elle est aussi une militante hors-pairs, une femme engagée et une responsable politique efficace. J’ai la conviction que Nadia saura rassembler tous les militants derrière sa candidature afin de remporter cette nouvelle 9ème circonscription, dont le périmètre englobe une partie du canton Toulouse 9 à l’ouest du Canal du Midi, section où je suis investi depuis 8 ans.

Comme moi, Nadia s’est engagée en politique au plus jeune âge au travers des organisations syndicales de jeunesse. Elle s’y est forgé une solide expérience militante qui la rend aujourd’hui apte à affronter demain un tel scrutin uninominal. Elle a su s’entourer de militants et élus expérimentés, comme par exemple le maire de Roquettes, Michel Pérez, qui est son suppléant. Nadia est donc une militante de terrain, prête à « labourer » la circonscription à nos côtés, ce qui sera nécessaire pour affronter la candidate de la droite, Mme Pouchelon, à laquelle elle s’oppose déjà dans l’hémicycle du Conseil Régional.

Si le PS et la gauche ont instauré la parité femme-homme, c’est bien parce qu’il est souvent difficile pour les femmes d’accéder aux mandats électifs, en particulier en dehors des scrutins de liste. Dans le cas présent, la 9ème circonscription a été réservée à une candidature socialiste féminine. Il s’agit d’un acte important de rénovation et de renouvèlement. Mais cela ne suffit pas, pour renouveler les rangs de nos élu(e)s, il faut aussi limiter le cumul des mandats. C’est pour cela que Nadia s’est engagée par écrit à démissionner de son mandat de conseillère régionale lorsqu’elle sera députée, même si rien ne l’y oblige.

Enfin, je côtoie Nadia depuis trois ans au sein du secrétariat fédéral et je peux attester de son sens des responsabilités. Elle y a fait ses preuves, notamment lorsque nous avons organisé pour la première fois le scrutin des primaires citoyennes avec le succès populaire et militant que l’on sait. Je suis donc certain qu’elle sera une députée efficace pour la gauche et respectueuse des militants qui l’auront investie et qui la soutiendront.

Si, comme moi, on considère que le talent et la jeunesse ne sont pas des qualités à blâmer, alors donnons-lui la responsabilité de représenter les socialistes devant les Français en juin prochain !